Les travaux d’une réunion tripartite de haut niveau ont débuté ce mardi 09 juin 2026 à Kinshasa. Elle réunit le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, celui de la République Centrafricaine et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, HCR.
objectif : définir les conditions d’un rapatriement volontaire, sécurisé et digne des réfugiés centrafricains vivant en RDC.
Présidée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani, cette rencontre de trois jours, soit du 09 au 11 juin 2026, intervient dans un contexte d’urgence humanitaire.
Depuis plusieurs mois, des milliers de réfugiés centrafricains sont installés dans l’Est et le Nord-Ouest de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Ubangi et du Sud-Ubangi. Or, une part croissante d’entre eux a récemment manifesté sa volonté de regagner son pays d’origine, alors que Bangui émet encore des réserves sur les conditions de retour.
Au cœur des discussions : l’examen des garanties sécuritaires, l’accès aux services de base et la mise en place d’un mécanisme de suivi post-retour. Les parties prenantes doivent s’accorder sur un cadre opérationnel clair qui protège les droits des rapatriés et prévient tout retour forcé.
Le Sud-Ubangi est représenté par une forte délégation provinciale conduite par le Gouverneur intérimaire, Prof. Jean-René Galekwa Vundawe. Il est accompagné de la Commission Nationale pour les Réfugiés CNR, du HCR, et de membres du Comité Provincial de Sécurité. Leur présence vise à traduire les décisions de Kinshasa en actions concrètes sur le terrain, où se concentre la majorité des réfugiés.
Cette réunion tripartite revêt un double enjeu. Sur le plan humanitaire, il s’agit de répondre à l’aspiration légitime au retour. Sur le plan sécuritaire, il faut s’assurer que la RCA offre un environnement stable pour l’accueil et la réintégration.
À l’issue des trois jours de travaux, Kinshasa, Bangui et le HCR sont attendus sur une feuille de route commune. L’enjeu est de transformer la volonté de retour en processus ordonné, respectueux de la sécurité et de la dignité des personnes concernées.
Ezéchiel Bingombi
