Le Ministre Provincial de l’Intérieur, Gabriel Mbombo Gibolo, tape du poing sur la table : « C’est une forme de rébellion. La notification du VPM de l’Intérieur doit être respectée »
La paix est menacée dans le Groupement Lobala Sud, Secteur de Dongo, Territoire de Kungu. Une violente tension autour du pouvoir coutumier oppose depuis plusieurs jours deux grandes familles, faisant craindre le pire à la population.
Tout est parti de la succession au pouvoir traditionnel. Une famille affirme détenir une notification officielle du Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, la reconnaissant comme seule détentrice légitime du pouvoir coutumier à Lobala Sud.
De l’autre côté, la famille rivale crie à l’usurpation. Elle conteste farouchement ce document et revendique, elle aussi, la légitimité ancestrale à régner sur le groupement.
Entre les deux camps, la tension monte d’heure en heure.La population a
craint le pire : « Nous avons déjà trop souffert »
Sur place, l’inquiétude est palpable. Les habitants de Lobala Sud craignent une détérioration de la situation sécuritaire et la rupture de la quiétude qui régnait jusque-là.
Cette zone du Grand Équateur a déjà connu par le passé des conflits coutumiers meurtriers qui avaient durablement fragilisé la stabilité du territoire. Personne ne veut revivre ce cauchemar.
Face à cette crise, la rédaction d’ELIKYA FM a rencontré en urgence ce mercredi 26 août, le Ministre Provincial de l’Intérieur, Sécurité, Affaires Coutumières et Décentralisation, M. Gabriel MBOMBO GIBOLO.
Dans une interview exclusive, le patron de la sécurité au Sud-Ubangi n’a pas mâché ses mots :« La situation qui prévaut dans le groupement Lobala Sud est une forme de rébellion contre l’autorité de l’État. Il existe une notification délivrée par le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, cette notification doit être respectée par tous, sans condition », a-t-il martelé.
Un message clair qui vise à imposer l’autorité de l’État et à éviter tout passage en force.Cette nouvelle tension ravive les plaies d’une région fragile. Les observateurs, chefs de terre et notables du Territoire de Kungu appellent désormais les autorités provinciales et nationales à privilégier le dialogue, la sagesse ancestrale et la médiation pour désamorcer la bombe.
L’enjeu est de taille : préserver la paix entre les communautés et éviter que Lobala Sud ne sombre dans un nouveau cycle de violences coutumières.Le Sud-Ubangi retient son souffle. La balle est désormais dans le camp des autorités.
Ezéchiel BINGOMBI ✍️ Journaliste d’investigation, et correspondent de M.A
