À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments célébrée le 7 juin de chaque année, le Commissariat Général à l’Énergie Atomique (CGEA/CREN-K) a frappé un grand coup en organisant un atelier scientifique de haute facture.
Placé sous le thème évocateur « Du fardeau aux solutions : un accès universel à des aliments sûrs », cet événement a réuni experts, chercheurs, representants d’instances publiques concernées autour d’un enjeu vital : la protection de l’assiette du consommateur.

Loin d’être un simple espace de discours passifs, cet atelier s’est voulu un véritable laboratoire d’idées pour transformer les défis sanitaires en opportunités concrètes. En effet, le choix du thème n’est pas non plus fortuit : les maladies d’origine alimentaire représentent encore un lourd fardeau économique et humain en République Démocratique du Congo.
Pour dresser un état des lieux sans complaisance et proposer des pistes de sortie, la journée a été rythmée par huit exposés magistraux. Animées par des scientifiques de premier plan notamment les professeurs Marie Claire yandju, Van Tshiombe, les Dr bha et calvin Ilunga, Messieurs Bulubulu, jean Louis Muambi, Pathy Cédric Kobalanga et mme clara Biola, ces interventions ont balayé un large spectre de problématiques dans la production et la transformation des cultures comme des arachides, le manioc, allant des risques de contamination biologique et chimique à l’apport crucial des technologies nucléaires dans la conservation et la traçabilité des denrées comme les produits carnés importés ( entre côtes, gésiers, croupion, très prisés par les consommateurs congolais en général et kinois en particulier.
En tant qu’hôte et pilier de la recherche scientifique au niveau national, le CGEA/CREN-K a profité de cette tribune pour démontrer l’impact direct de ses travaux sur le quotidien des populations.« Garantir un accès universel à des aliments sûrs n’est plus un slogan ou une option, c’est un impératif de santé publique et de souveraineté », ont affirmé les intervenants de la journée.

Prolonger la durée de conservation des produits locaux.Éliminer les micro-organismes pathogènes sans altérer la qualité nutritionnelle.Faciliter l’exportation des produits agricoles congolais vers les marchés internationaux, autant des défis évoqués entre autres à cette occasion Au-delà des présentations techniques, cet atelier a surtout jeté les bases d’une collaboration plus étroite entre le monde scientifique, les producteurs agricoles et les autorités de régulation.
Les participants sont repartis avec une feuille de route claire : vulgariser les normes de sécurité sanitaire et renforcer les contrôles de qualité à tous les niveaux de la chaîne de valeur, de la fourche à la fourchette autrement dit « du champ à l’assiette ».En célébrant cette journée mondiale par l’action et la réflexion, le CGEA/CREN-K prouve une fois de plus que la science congolaise dispose des clés nécessaires pour alléger le fardeau des maladies alimentaires telles que le cancer, complications rénales…et ouvrir la voie à un avenir plus sain.
Rosymarque
