Examen d’État 2026 : un calvaire financier pour les parents des finalistes

EDUCATION
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Les affres financiers des parents des finalistes des examens d’État 2026 en RDC constituent une réalité qui se répète chaque année, mais qui est devenue plus lourde cette fois-ci avec la conjoncture économique actuelle.

En effet, derrière la préparation académique des élèves se cache souvent un véritable parcours du combattant financier pour leurs familles. En tout cas, les sollicitations indues des chefs d’établissement scolaire, qui exigent d’une manière officieuse aux candidats aux examens d’État différentes sommes d’argent pour des motifs souvent farfelus, deviennent une épreuve financière insoutenable pour leurs géniteurs.

En plus des minervaux, ainsi que des frais de participation officiels, qui varient selon les provinces, une multitude de dépenses annexes s’ajoute à cette misère récurrente, qui se manifeste sous forme d’un affairisme éhonté noté dans le chef des promoteurs des écoles privées et des responsables des établissements scolaires publics.

Il y en a même qui ont tenté d’imposer aux élèves finalistes de nouvelles tenues, qui ne devraient être portées par ces derniers que pendant quatre jours, juste pour se faire du beurre, ajoutant ainsi une contrainte financière ennuyeuse aux parents déjà exténués. Heureusement, ce plan malsain aurait été contrecarré par une décision de la hiérarchie.

Pour ces charognards, tous les prétextes avaient été bons pour gruger leurs finalistes : l’argent pour les photos d’identité, pour les documents administratifs, pour le dépôt desdits documents, pour les transports et la restauration des préposés, pour les formateurs des cours de renforcement, pour les supports de révision, pour la construction de nouveaux locaux, pour la signature des souches, pour leurs dépôts, pour les papiers duplicateurs, pourquoi pas hygiéniques, ainsi que pour tant d’autres contributions diverses inventées de toutes pièces, souligne un parent furax.

Le clou de ce chantage est intervenu le samedi 20 juin 2026, à l’avant-veille du début de la grande confrontation. Par des voies carrément insidieuses (bouche-à-oreille, groupes WhatsApp, SMS, etc.), les responsables des écoles auraient demandé à leurs élèves finalistes d’apporter un montant de 20.000 FC pour le financement d’une rubrique baptisée « Orgamat ».

Malheureusement, pris au dépourvu par la brusquerie de cette énième demande, les parents qui n’avaient pas été capables de remettre ce montant à leurs rejetons le même jour ont vu les macarons de ces derniers être retenus par les « délégués ». Et toutes les tentatives des parents d’entrer en contact avec ces quidams se sont avérées absolument vaines.

On peut alors s’imaginer combien cette situation délétère a démoralisé cette catégorie de candidats aux épreuves des examens d’État à la veille de la grande confrontation !

C’est le drame que vivent certains parents — petits commerçants, fonctionnaires, salariés du privé, cultivateurs, débrouillards ou chômeurs — qui doivent mobiliser ces ressources dans un contexte où ils ont à faire le choix entre plusieurs urgences : nourrir leur famille, payer le loyer, assurer les soins médicaux, etc. Les voilà donc soumis à un tourment moral aussi éprouvant qu’avilissant !

Ainsi, certains parents désespérés se sont vus dans l’obligation de bazarder des biens de première nécessité, de contracter des prêts usuriers ou de solliciter l’aide de proches parents ou d’amis pour trouver une solution rapide à ce problème épineux, avec tout ce que cela entraîne comme opprobre.

Dans une école de la place, 25 élèves sur 45 candidats se sont retrouvés dans cette situation humiliante et, une fois l’argent trouvé, c’est au tour du fameux « délégué » de devenir introuvable, affirme un plaignant.

Au moment où nous couchons ces lignes, nous avons reçu plusieurs appels de l’intérieur du pays, notamment des territoires de Mushie et de Kutu, dans la province du Maï-Ndombe, où le paiement de différents frais exigés aux élèves finalistes est devenu un vrai casse-tête pour les parents de ces derniers.

Ce qui est étonnant, en dépit des dénonciations permanentes et des plaintes diverses de la population, les autorités de l’Éducation nationale (ex-EPSP) paraissent indifférentes à ce sujet, amenant les uns et les autres à conclure, à tort ou à raison, que les gestionnaires des écoles privées ou publiques agissent de connivence avec elles.Pour ce qui est de la dernière exigence en date, aucun communiqué officiel du ministère de l’Éducation nationale (ex-EPSP) ne confirme ni ne justifie la somme de 20.000 FC réclamée à chaque finaliste avant l’obtention du macaron, affirme un parent dont l’enfant semble se trouver dans cet embarras.

Il sied ici de rappeler que le macaron est un élément d’identification d’un candidat pour sa participation aux Examens d’État. Dans les communiqués officiels antérieurs, il a été bien indiqué que les opérations de ces épreuves incluent également l’attribution des numéros de macarons aux élèves, sans toutefois mentionner un quelconque paiement de 20.000 FC par élève, comme frais supplémentaires et obligatoires. Que deviendront alors les élèves finalistes privés de ce « sésame », faute de paiement du montant exigé ? Affaire à suivre !

La Rédaction.m

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