Le port d’Akula, poumon économique du territoire de Budjala, a été le théâtre d’un violent incendie dans la nuit du vendredi 05 au samedi 06 septembre 2026.
Le sinistre s’est déclaré aux environs de 23 heures au cœur du port, situé dans le secteur de Mongala-Kuma, en territoire de Budjala, province du Sud-Ubangi. Il a fallu plus de 4 heures d’efforts intenses à la population, démunie de tout dispositif anti-incendie, pour maîtriser les flammes vers 3 heures du matin, selon des sources concordantes sur place.
Le bilan matériel est particulièrement lourd. Plusieurs maisons d’habitation construites en matériaux précaires autour du port et d’importants dépôts de marchandises ont été entièrement réduits en cendres.
Parmi les pertes les plus significatives figure la pharmacie de l’opérateur économique local Papy, entièrement consumée avec tout son stock de médicaments, ainsi que des tonnes de marchandises de première nécessité en provenance de Kinshasa.
Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer à ce stade, d’après nos informations.

L’origine de l’incendie reste pour l’heure inconnue. Aucune piste n’est officiellement écartée, entre court-circuit, imprudence ou acte criminel. Les autorités locales ne se sont pas encore prononcées officiellement sur les circonstances exactes du drame.
Situé sur la rivière Mongala, le port d’Akula constitue un carrefour commercial vital pour toute la province du Sud-Ubangi. Il sert de principale porte d’entrée pour les marchandises, produits manufacturés et intrants pharmaceutiques en provenance de Kinshasa, via le fleuve Congo.
Ce nouvel incendie suscite une vive inquiétude et une psychose au sein de la population riveraine et des opérateurs économiques.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, il s’agirait du deuxième incendie de grande ampleur enregistré dans ce même port depuis le début de l’année 2026, posant avec acuité la question de la sécurisation de cette infrastructure.
En attendant l’ouverture d’une enquête et la réaction des autorités provinciales, les sinistrés, désormais sans abri et sans marchandises, lancent un cri de détresse et appellent à des mesures urgentes pour renforcer la sécurité, réglementer l’occupation anarchique autour du port et doter le site d’un dispositif minimum de lutte contre l’incendie.
Notre Rédaction suit de près l’évolution de la situation.
Ezéchiel BINGOMBI
