RDC : la vice-ministre de l’Intérieur dit non aux détentions arbitraires dans les cachots de la PNC

Justice
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Alors que la suspicion née de la montée de l’insécurité tend à s’installer dans la capitale, les abus liés aux interpellations et aux détentions de civils dans certains cachots de la Police nationale congolaise (PNC) sont de plus en plus dénoncés.Pour un oui ou pour un non, parfois à la suite d’un simple malentendu avec une autorité ou un agent de sécurité, des citoyens peuvent se retrouver privés de liberté dans des conditions souvent déplorables, au sein de certains lieux de détention aménagés dans les commissariats et postes de police disséminés à travers Kinshasa.

Face à cette situation, la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, entend hausser le ton. Selon des sources proches du ministère de l’Intérieur, elle a lancé, depuis le samedi 22 août, une vaste opération d’inspection des lieux de détention de la PNC à travers les 26 provinces de la République démocratique du Congo.

Cette patrouille vise notamment à mettre un terme aux interpellations abusives et aux détentions illégales dont seraient régulièrement victimes de nombreux citoyens sur l’ensemble du territoire national.

Ce déploiement sur le terrain a pour mission de vérifier les motifs des interpellations, la situation administrative des personnes placées en garde à vue ainsi que la régularité des procédures suivies par les agents de police.

À Kinshasa, plusieurs lieux de détention ont déjà été visités par les équipes d’inspection. Ces contrôles auraient notamment conduit à la libération de plusieurs personnes détenues en violation des normes et procédures en vigueur.

Parmi elles, figure un conducteur de taxi-moto qui aurait été interpellé pour une dette de seulement 500 francs congolais, atteste un confrère.À travers cette offensive, Eugénie Tshiela Kamba entend rappeler aux détenteurs de l’autorité publique que la privation de liberté ne saurait être utilisée comme moyen de pression pour recouvrer une dette, régler un différend privé ou contraindre un citoyen à s’acquitter d’une obligation civile.

Les premières libérations constituent ainsi un signal fort en faveur du respect des droits et libertés des citoyens. Mais au-delà de ces actions ponctuelles, le véritable défi sera de pérenniser ce mécanisme de contrôle et de mettre en place une surveillance régulière des lieux de détention.

L’objectif, à terme, est de faire en sorte que les cachots de la police ne deviennent jamais des espaces où l’arbitraire, les règlements de comptes ou les pressions indues prennent le pas sur la loi et le respect de la dignité humaine.

Jean-Paul ILOPI Bokanga/Directeur de rédaction.-

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