
La mort inopinée de Christian KASONGO Mayanga, Directeur en retraite du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et Président de l’ARAPH — l’Association des Anciens Élèves de l’Institut Saint-Raphaël de Kinshasa-Limete — a laissé une empreinte profonde de tristesse et de compassion parmi tous ceux qui lui étaient chers.
Outre sa famille et ses proches, ceux qui ont été le plus affectés par cette disparition brutale furent sans conteste ses anciens camarades de cette prestigieuse institution scolaire où le défunt avait brillamment effectué ses études secondaires, en section commerciale et administrative, avant de poursuivre un graduat en gestion financière et commerciale à l’Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa-Gombe, puis une licence en gestion financière à l’Institut National de Statistique.

Ils étaient nombreux, éplorés, presqu’abattus : Désiré Ebaka, Jean-Marie Manzono, Nico Mabata, Nzuka Big Master, Agepo, Anatole Muyulu, Laurent Batumona, Étienne Kamba, Ntontelo Wa Tangisina, Amba Bernadette, Raymond Matete, Nzuzi Mayifuila Zagalo, Adolphe Bakomeka, Lessay Marius, Vicky Nzimbala Buamulungu Vital, Malanda Franck, Mola Claude, Kabwa Vincent, Lukumuena Lukus, Yamalimbu Johnny, Tshilombo Denis, Romain Labu, Ekuru Dagobert, Jean Molangi, Jean-Paul ILOPI Bokanga, Jean Henri Kinda, Mathieu Bungubi, Damien Mupepe, Julie Malalu, et tant d’autres encore, à manifester, de près ou de loin, leur profonde compassion dès l’annonce de son départ, survenu le 12 novembre 2025 à l’Hôpital du Cinquantenaire, ainsi que durant les obsèques organisées du samedi 22 au dimanche 23 novembre 2025, dans la magnifique salle Ave Maria.
À cette occasion, Désiré Ebaka Lompombi, Secrétaire Général de l’ARAPH, a exprimé sa gratitude à tous les Raphaëlois — d’ici et d’ailleurs — pour leur soutien sans faille durant le deuil de leur regretté président. Il a également annoncé une visite à la veuve, vraisemblablement au quarantième jour du décès, afin de lui laisser le temps de panser ses blessures profondes, causées par cette disparition soudaine et douloureuse.

« Une réunion est prévue le 10 janvier 2026 pour la cérémonie d’échange des vœux de nouvel an, avait-il précisé, soulignant que cette rencontre permettra aux membres de l’ARAPH de réfléchir ensemble à la meilleure manière de colmater la brèche laissée par la disparition de leur président. »
Un hommage vibrant de l’ARAPH à Ave Maria
Lors des cérémonies d’adieu du dimanche 23 novembre 2025, organisées par la famille du défunt avant son inhumation à la Nécropole Entre Ciel et Terre de la Nsele, l’ARAPH a rendu un hommage solennel et vibrant à son président. Et c’est Jean-Paul ILOPI Bokanga, Directeur de rédaction de Media Actualités, qui fut désigné pour porter la voix de tous les anciens de Saint-Raphaël.
S’adressant à la veuve, aux orphelins, aux parents, amis, connaissances et à l’ensemble de la grande famille Saint-Raphaël, le porte-parole a entamé son message pathétique en ces termes :
« En ce jour émouvant de recueillement et de prière, de larmes et de tristesse, nous nous sommes rassemblés ici, à Ave Maria, pour rendre un hommage mérité à la mémoire de notre frère et ami Christian Ortolani Kasongo Mayanga, rappelé à Dieu à l’âge de 66 ans révolus, dans des circonstances qui nous ont tous pris au dépourvu.

Son départ soudain nous a meurtris au point que c’est avec des cœurs brisés que nous lui disons adieu. Celui que nous pleurons aujourd’hui a servi notre mutualité durant plus de deux décennies, avec un amour immense, une abnégation sans égale et une compassion qui imprégnait jusqu’aux moindres de ses gestes dévoués. »
Il rappela que Christian avait été, depuis la création de l’ARAPH jusqu’à son dernier souffle, une véritable pierre angulaire, un guide fraternel, un consolateur, un rassembleur. Sa douceur, sa patience et sa chaleur humaine étaient pour tous une source constante de réconfort et d’inspiration.
Le tribun poursuivit :
« Celui qui vient de rejoindre son Père n’était pas seulement notre président, mais notre pilier, notre phare, notre frère aimable. Toujours prompt à écouter, encourager, rassembler ; à donner sans compter et à soutenir sans broncher. »
Il exprima ensuite les condoléances les plus sincères de l’ARAPH à la famille, « que Dieu, dans sa miséricorde, remplisse de force et de consolation ».

Une leçon sur la fragilité et la grandeur de la vie
Jean-Paul ILOPI Bokanga évoqua ensuite, en paraphrasant un penseur africain, le sens profond que la mort donne à la vie :
« Face à la fragilité de l’existence, la mort devient un moteur qui nous pousse à chercher le sens de nos actions. Elle nous rappelle le devoir impérieux de transmettre, de recréer et d’aimer davantage. La Grande Faucheuse, loin de nous paralyser, doit nous apprendre à transformer la finitude en force, le silence en parole, et l’éphémère… en éternité. »
Il poursuivit en rappelant que Christian avait marqué l’ARAPH par des valeurs d’humilité, de travail, d’unité, de foi et de partage.
Avant de conclure, il livra une réflexion sur la symbolique du prénom Christian, issu du latin Christianus : « disciple du Christ », rappelant que nombre de porteurs historiques de ce nom furent des figures de foi, de dévouement et de leadership.
Un héritage spirituel et moral impérissable
En guise de conclusion, l’orateur affirma :
« Même lorsque le corps s’efface, les idées et les valeurs demeurent. Christian a combattu le bon combat ; il a achevé sa course ; il a gardé la foi.
Au-delà des biens matériels qu’il laisse, il nous lègue un héritage plus précieux : l’amour du prochain, la foi, l’humilité, le don du partage, la fraternité. Et nous, Anciens de Saint-Raphaël, nous nous engageons à poursuivre son œuvre, à garder vivace le feu du flambeau qu’il a porté avec honneur et dignité.

Que le Christ Ressuscité accueille notre président dans la lumière, et que son souvenir continue de briller en nous, discrètement mais intensément. Oui, Christian nous manquera, mais il vivra éternellement dans nos cœurs. Amen. »
Ainsi s’achevait le message vibrant et poétique adressé par l’ARAPH à l’un de ses plus illustres fils.
Paix éternelle à son âme.
La Rédaction.
