Mises en place par Fund From Operations, FFO en sigle, les techniques d’élevage des larves du palmier, éco-responsables et protectrices de l’environnement, ont été transformées en actes probants par Françoise Lukadi, une passionnée de l’environnement, sur le site de l’université de Kinshasa.
« Derrière cette jeune femme aux allures innocentes se cache une grande reproductrice des animaux invertébrés comestibles. Françoise Lukadi nous amène ainsi dans l’univers des larves des palmiers, autrement dit Mpose, sur les hauteurs de l’Université de Kinshasa. » Habitués à se développer dans des palmiers en décomposition, cette ferme d’élevage a tenté une expérience inédite de reproduction de ces larves en dehors de leur habitat naturel, affirme une commentatrice à la voix enjouée.

» Il n’y aura plus sur le marché une pénurie des Mpose. Notre structure d’appui à la protection de l’environnement, plus précisément des écosystèmes des palmiers, les reproduit déjà sans abattre les palmiers, mais en utilisant plutôt leurs déchets. La production des Mpose se fait à une température de 25 °, avec une humidité ne dépassant pas 70 %. En mettant en place notre troupeau reproducteur, nous avons pu atteindre 300 Kg de larves par mois. Outre les Mpose, un projet en cours prévoit la reproduction d’autres espèces animales ou végétales, à partir de ces déchets de Mpose, notamment les champignons, grâce aux fertilisants.
En guise d’objectif, Mme Françoise Lukadi assure que l’idée de départ était de combler la carence en alimentation des orphelins et des personnes âgées.
Arriver à mettre une petite usine des produits variés, tels que l’huile, les bonbons, les biscuits, ou les protéines à travers les Mpose fait également partie de ses ambitions.
« Pareils produits sont faciles à digérer pour les enfants, qui n’arrivent pas souvent à consommer les Mpose sous sa forme originelle. En effet, ce n’est guère facile pour tous les jeunes pensionnaires des orphelinats que nous visitons de faire bonne chère de ces larves. D’où, la nécessité d’arriver à mettre en place des sucreries, des biscuits et des bouillies à base mpose, avait-elle renchéri.
Grâce donc à une technique qui préserve la nature et lutte contre la déforestation, cette ferme élève les Mpose dans un environnement qui favorise leur croissance adéquate.
Belinda Idiakamba