La Route Nationale Nº6 Libenge-Gemena-Zongo se dégrade du jour le jour, au point de devenir un piège mortel pour les usagers de ce tronçon très important. C’est le constat alarmant dressé ce samedi 16 mai 2026 par le journaliste d’investigation Ezéchiel BINGOMBI et correspondant de Media Actualité lors d’une ronde effectuée sur cette partie du territoire national.
Nids-de-poule, fondrières, érosion : la chaussée a perdu sa forme et multiplie les zones à risque. Résultat, les accidents de circulation se succèdent, mettant en danger conducteurs, passagers et piétons qui empruntent quotidiennement cette voie vitale pour l’économie du territoire.
« La route a perdu sa forme. Elle est devenue la cause de nombreux accidents », rapporte le journaliste sur le terrain.

Face à l’inaction des autorités compétentes en l’occurrence l’Office des routes et à l’urgence, l’Association des Taximen-Motos de Libenge, sous la conduite de son président Don, a lancé une opération d’entretien manuel village par village.

L’action a commencé au village BODUKO, situé à 10 km de la cité de Libenge. Là, les jeunes ont décidé de reboucher eux-mêmes les trous et de niveler la chaussée pour sécuriser le passage.
Occasion pour les jeunes de lancer un message fort aux autorités nationales, provinciales et locales :
« Nous faisons ce que nous pouvons avec nos moyens. Mais nous avons besoin d’un appui en matériel pour poursuivre ce travail et mieux sécuriser la route », déclarent-ils.
Ils demandent des pelles, des brouettes, du gravier et un accompagnement technique pour rendre l’action plus efficace et durable.

Cette mobilisation des taximen-motos montre l’engagement de la jeunesse face aux défis du territoire. Mais sans appui institutionnel, l’effort risque de rester limité face à l’ampleur des dégâts sur la route nationale Libenge-Gemena-Zongo.
Ezéchiel BINGOMBI/Correspondant MA
