La tension sociale a franchi un nouveau palier ce vendredi 8 mai 2026 à Zongo. Excédés par quatre mois d’arriérés de salaire, les agents et fonctionnaires de l’État ont déclenché une grève sèche. Les services publics tournent au ralenti, et une marche pacifique est annoncée pour ce lundi 11 mai 2026. A en croire ces fonctionnaires, le silence des autorités attise la colère.
Une administration à l’arrêt dès le matin
Ce vendredi 8 mai 2026, Zongo s’est réveillée sous tension. Dès les premières heures, les agents de l’administration publique ont déserté leurs bureaux pour se rassembler devant la mairie. Leur revendication : le paiement immédiat de quatre mois d’arriérés de salaire, pour les mois de janvier, février, mars et avril 2026.
Le mouvement a entraîné la paralysie de plusieurs services publics. La majorité des bureaux administratifs ont fermé leurs portes, laissant usagers et administrés sans interlocuteur.
« On n’en peut plus » : la colère des grévistes
Sur place, les agents rencontrés ne cachent pas leur exaspération. « Comment nourrir nos familles, payer l’école des enfants et nous soigner sans salaire depuis janvier ? », lance un fonctionnaire sous anonymat. Pour eux, cette grève sèche vise à interpeller les autorités compétentes sur une situation devenue intenable.
Pour maintenir la pression, les grévistes annoncent une marche pacifique ce lundi 11 mai 2026 à travers les artères de la ville.
Silence radio des autorités, colère de la population
Plus de 12 heures après le début du mouvement, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités urbaines pour expliquer les raisons de ce retard prolongé. Ce silence alimente l’incompréhension et colère, non seulement chez les agents, mais aussi au sein de la population qui subit les conséquences de la fermeture des services.
Une crise sociale récurrente qui fragilise les ménages
Cet épisode de contestation met une nouvelle fois en lumière les difficultés chroniques des fonctionnaires de l’État à Zongo. Pour de nombreux observateurs, ces retards de paiement répétés fragilisent dangereusement les conditions de vie d’agents déjà asphyxiés par la hausse du coût de la vie et les multiples charges familiales.
Dans les ménages, l’angoisse domine. Entre l’alimentation, les soins de santé et la scolarisation des enfants, de nombreuses familles ne parviennent plus à joindre les deux bouts du mois.
Risque d’embrasement social si rien n’est fait
Pendant que les agents de l’État attendent leur salaire dans l’incertitude, cette crise pose une question fondamentale sur la dignité et les conditions de survie des agents de l’État à Zongo.
Sans réponse rapide et concrète des autorités, le risque de voir le climat social se détériorer davantage dans les prochains jours est réel. La marche de lundi sera un premier test.
Ezéchiel BINGOMBI
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