
Un mois et un jour après la disparition aussi brutale que bouleversante de ma tendre et très chère épouse, Maman Marie ILOPI Mbo Lisasi, que d’aucuns appelaient affectueusement « Grande Puissance », et à la veille de mes soixante-huit ans, anniversaire que je célébrerai, contrairement aux usages établis, dans le recueillement et la méditation, je ressens du fond de mon cœur le besoin profond et irrépressible de réitérer ma gratitude à l’endroit de tous ceux et de toutes celles, parents, amis et connaissances, qui m’ont apporté un soutien inconditionnel et inestimable lors de l’épreuve cruelle de ce deuil qui m’a frappé de plein fouet.
C’est grâce à cette immense sollicitude dont j’ai été bénéficiaire que j’ai pu survivre à la disparition soudaine et douloureuse de ma compagne de vie. Elle m’a permis de mobiliser ma résilience coutumière et de vaincre le spleen qui menaçait d’anéantir tout mon être.
Comme je l’avais déjà exprimé plus tôt, vos assistances constantes, vos contributions multiformes, vos messages de condoléances empreints de compassion, ainsi que vos présences effectives, proches ou lointaines, à toutes les étapes du deuil, depuis l’annonce du décès de cette dame restée à mes côtés de l’adolescence jusqu’à la veille de la vieillesse, et ce, jusqu’à l’inhumation de sa dépouille à la Nécropole de l’Éternité de N’sele-Bambou, ont constitué pour moi une source inépuisable de réconfort et de relèvement intérieur.

Sentir autour de moi cet halo de solidarité et de bienveillance m’a redonné une raison indiscutable de croire à nouveau en la vie et d’accueillir à bras ouverts cette force nouvelle d’espérance, née de la conviction intime d’être aimé par les siens et, plus encore, porté par la grâce du Seigneur Tout-Puissant.
Je n’oublierai jamais la veillée d’hommages organisée à Bikapi Oasis le vendredi 26 décembre 2025, la sortie du corps de la morgue de l’OMECO à Matete le samedi 27 décembre 2025, suivie de l’exposition solennelle de la dépouille mortelle et du recueillement à la Paroisse Notre-Dame d’Afrique de Lemba, ni le bain de consolation tenu, après l’enterrement, à Bikapi Oasis.
Autant de moments forts, organisés avec votre implication efficace et votre participation active, qui m’ont permis de mesurer avec une profonde émotion l’étendue de l’amour et de l’affection que vous portez à ma modeste personne, et surtout à celle de la chère disparue.

Je puis assurer à toutes et à tous que celle que vous avez pleurée avec tant d’amour et de dignité portait très haut l’estime et l’attachement qu’elle vouait à chacun de vous, chers à nos cœurs, à elle comme à moi.
Maman Marie, Grande Puissance, conservait comme un trésor inaliénable toute l’affection que vous n’avez jamais cessé de nous témoigner durant ses cinquante années de vie à mes côtés, et surtout, pendant ses presque vingt années de tourments pathologiques, qu’elle a affrontés avec courage et dignité, donnant parfois l’illusion d’un bien-être alors que nous traversions, dans l’ombre, des moments profondément éprouvants.

Je tiens également à vous rassurer que les bouquets de fleurs déposés au pied de sa bière immaculée fleuriront à jamais sa tombe, pour l’éternité, à la Nécropole de l’Éternité.
Que dire encore devant vos élans admirables de fraternité, de solidarité et de compassion, sinon vous adresser, avec mes meilleurs vœux, un nouveau et immense merci, tout en implorant le Seigneur Tout-Puissant de vous bénir abondamment, sous des formes multiples et variées, tout au long de l’année 2026 qui a déjà entamé son cours.
Le vôtre,
Jean-Paul Brigode ILOPI Bokanga
Le poète de la Régénérescence.
