On l’appellera désormais professeur Mbo Imongo Jean-Bosco. La matinée pluvieuse sur Kinshasa et ses environs ne l’a pas empêché de défendre sa thèse ce jeudi 15 janvier 2026 à l’Université de Kinshasa. Une thèse, fruit d’une recherche doctorale bien fouillée et qui a retenue l’attention du jury et du public. D’où la mention grande distinction.
Intitulée « l’éthique du care face à l’exercice de la profession médicale en RDC, question de bioéthique et de déontologie professionnelle », la recherche doctorale du professeur Mbo Imongo a analysé un aspect particulier de la qualité des soins en République Démocratique du Congo.
En tant que philosophe, il a posé le problème d’éthique, de déontologie mais également de l’application des principes bioéthique grâce à une démarche qualitative et quantitative multidisciplinaire.
Dans sa recherche, le professeur a voulu s’assurer du meilleur service que les soignants peuvent offrir aux patients avec trois objectifs majeurs à savoir la sécurité, l’efficacité et l’efficience.
« Notre démarche dans cette étude est évaluative c.-à-d. elle aboutit à l’appréciation et au renforcement de l’éthique et de la déontologie au travers les principes biotiques que l’exercice de la profession médicale. En fait, notre jugement de valeur porte sur l’offre des soins de qualité à donner aux patients que nous considérons non seulement comme une exigence mais aussi comme une nécessité. » S’est il justifié.
Plusieurs constats ont motivé cette recherche. D’abord le constat selon lequel qu’en RDC les soins ne sont plus de bonne qualité. Autre constat est que dans les hôpitaux ou formations médicaux, l’éthique est renvoyée au calendre grec cad au segond plan.
Or dès ses origines, les pratiques médicales, exige l’application de l’éthique qui malheureusement de nos jours doit marcher de pair avec les exigences de la société moderne et démocratique consistant à considérer chaque individu comme un sujet libre et égal en droits.
En même temps, d’après le professeur, cette éthique se confronte quotidiennement à l’acte médical surtout basé sur des nouvelles possibilités de la science et de la technique qui semblent parfois mettre en péril le respect et la dignité de la personne humaine.
D’où le professeur Mbo propose d’instaurer une nouvelle éthique clinique et une nouvelle déontologie dans les formations médicales.
« Notre étude propose ainsi une nouvelle philosophie des soins dans notre pays, laquelle exige un exercice médicale basé essentiellement sur les principes fondamentaux de l’éthique des soins que nous appelons « éthiques du care. » Conclut –il.
la rédaction
