Tshuapa : En mission parlementaire à Boende, Jacques Djoli et ses pairs députés nationaux de la Tshuapa ont communié avec leur base électorale

Politique
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Accueil chaleureux de l’autorité de référence du Parti – Les Bâtisseurs du Congo -, à son arrivée à Boende, le chef-lieu de la province de la Tshuapa, son fief électoral.

Le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, Rapporteur chargé des questions politiques et administratives à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, a conduit une mission parlementaire des élus nationaux originaires de la province de la Tshuapa à Boende. Cette descente sur terrain a été faite dans le but de s’enquérir des réalités socio-économiques, politiques et administratives de cette jeune province issue du dernier démembrement territorial national, affirme Me Bienvenu Isekonya Nonge Bampaku, avocat et conseiller politico-juridique de ladite mission.

Une figure académique et politique de premier plan

Accueil chaleureux de l’autorité de référence du Parti – Les Bâtisseurs du Congo -, à son arrivée à Boende, le chef-lieu de la province de la Tshuapa, son fief électoral.

Le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli est une figure de proue dans le paysage politique et académique de la République démocratique du Congo. Constitutionnaliste de renom et auteur de plusieurs ouvrages dans son domaine de prédilection, il enseigne dans plusieurs universités du pays et de l’étranger.

Ancien sénateur lors du mandat passé et ancien vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) en 2011, peu de congolais savent que cet intellectuel grand gabarit a également servi sous le drapeau, et qu’il a quitté l’armée avec le grade de capitaine, en tant que magistrat militaire.

Après avoir affûté ses armes politiques au sein du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba Gombo, Jacques Djoli avait fini par fonder sa propre formation politique, – les Bâtisseurs du Congo – (BC), qui l’a porté à la députation nationale dans la circonscription électorale de Boende.

Une descente sur terrain pour palper les réalités locales

La délégation parlementaire dont l’ allusion faite ci-dessus a été composée, outre son chef, des honorables Zacharie Botuli, Laurry Lilongo et François Lokoka Nkakekau. Ces élus nationaux de la Tshuapa ont effectué cette mission d’enquête du 9 au 13 mars 2026 dans la province qu’ils représentent à l’assemblée nationale.

Selon toujours Me Bienvenu Isekonya Nonge Bampaku, l’objectif principal du périple des parlementaires Tsuapais était celui de recueillir des informations susceptibles d’éclairer la situation sociale, économique, administrative, politique et sécuritaire de leur province.

Séance de travail tout azimut avec les différents protagonistes.

Pendant 72 heures de travaux intensifs, ces derniers ont échangé avec les autorités provinciales et locales, les membres du conseil provincial de sécurité, les représentants de la société civile, la notabilité locale, ainsi que les organisations de jeunes.

Plusieurs infrastructures ont également été visitées, notamment les avenues Mobutu, Lumumba et de la Révolution, l’aéroport national de Boende, le chantier du bâtiment administratif provincial, les caniveaux inachevés, ainsi que l’Hôpital général de référence.

Des visites de courtoisie à plusieurs personnes-ressources ont également fait partie des démarches ayant permis aux parlementaires en mission à la Tshuapa d’enrichir leurs banques des données.

D’une manière générale, ces élus nationaux ont prêté une oreille attentive aux préoccupations de toutes les couches de la population de la Tshuapa, qu’elles soient positives et négatives.

Quand il le fallait, ils avaient affronté des routes marécageuses et des savanes boisées pour rencontrer les communautés paysannes in situ. Adoubé par sa formation militaire de commando à Kotakoli, le prof Jacques Djoli, par exemple, peut parcourir à pied, par vélo ou par moto des distances énormes pour aller à la rencontre de sa base.

L’Université Technologique de la Tshuapa, un projet phare

Parmi les initiatives majeures portées par l’honorable Djoli figure la création de l’Université Technologique de la Tshuapa (UNITECH), implantée dans la ville de Boende.
Fondateur et principal bailleur de fonds de cette institution, le Grand Batisseur a néanmoins pris la salvatrice décision de la céder à l’État congolais, afin qu’elle devienne une université publique. Bien que désormais propriété de l’État, son initiateur continue d’en soutenir le développement, notamment dans la construction de nouveaux bâtiments et dans la prise en charge de certaines dépenses de fonctionnement.
Aujourd’hui, l’UNITECH/Tshuapa n’est plus locataire, puisqu’elle dispose désormais de son propre espace domanial, qui est d’ailleurs en pleine expansion.

Le rectorat de cette université est, of course, assuré par le professeur abbé Emmanuel Eyenga Ndjoli, pionnier de l’Institut Facultaire de Développement, aujourd’hui connu sous le nom d’Université Omnium Omnibus.
Pour ce prélat catholique originaire de la région, ce nouvel apostolat académique, vise à contribuer à l’essor du système éducatif de cette province enclavée.

Des projets de développement pour la Tshuapa

Au-delà de l’enseignement supérieur, l’honorable Djoli soutient et suit de près plusieurs initiatives de développement dans la province, notamment la création d’écoles dans des villages reculés et la relance de certaines plantations abandonnées depuis l’époque coloniale.

La question de la construction du sanctuaire dédié au bienheureux Isidore Bakanja à Ikili figure également parmi les dossiers qu’il examine à la loupe, surtout après l’arrêt des travaux, suite aux rumeurs de détournement.

Avec son implication active dans l’ONG IDDS (Initiative de Développement Durable de la Salonga), l’autorité de référence du parti politique les Bâtisseurs du Congo est activement concerné par l ‘émergence de la contrée du parc Salonga.

Une province confrontée à de nombreux défis

Selon les informations recueillies par la mission parlementaire, la province de la Tshuapa fait face à de nombreux défis, notamment dans les domaines politique, économique, administratif et infrastructurel.

Les élus nationaux en mission ont aussi enquêté sur certaines désaffectations irrégulières de biens de l’État et ont procédé à plusieurs évaluations de l’état réel des infrastructures publiques, affirme notre source précitée.

Au terme de leur mission, les missionnaires parlementaires ont quitté la ville de Boende le 13 mars 2026 pour regagner Kinshasa.
Un rapport détaillé sera élaboré et transmis aux autorités compétentes, pour permettre aux instances parlementaires et gouvernementales de prendre les mesures qui s’imposent pour répondre aux préoccupations de la population de la Tshuapa.

Jean-Paul ILOPI Bokanga/
Directeur de Rédaction

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