A quelques jours de la clôture de la réception des candidatures pour le PEFF 26, qui interviendra le 31 octobre prochain, le Collectif Littéraire Bookutani se met en ordre de bataille.
Pour ce, profitant d’un bref séjour à Kinshasa de la Directrice de ce programme, qui n’est autre que la célèbre écriturienne Elodie Ngalaka Tshibassu la Belgicaine, Mme Sylvie Tshibassu, la cheftaine de Bookutani aile Kinshasa, a rameuté les membres de son Comité de Lecture, en vue de peaufiner les stratégies devant aboutir à une organisation idoine du PEFF 26, au niveau de son aire opérationnelle.
Comme les habitués ne sont pas sans l’ignorer, ledit Comité de Lecture est l’organe suprême qui fixe le public sur les lauréats du prix Emilie-Flore Faignond. Il est éclaté en deux structures complémentaires, composées de cinq membres chacune : l’une en Belgique, et l’autre à Kinshasa, capitale de la RDC.
De la sommation des cotations de 10 ouvrages au plus du genre narratif, théâtral ou argumentatif préalablement sélectionnés seront désignés les récipiendaires. Un triumvirat, géré par la directrice du Prix Émilie-Flore Faignond, va rassembler sur une base objective toutes les informations reçues, afin d’y dégager le trio gagnant. Quant au coup de cœur, il est également une émanation collective, avec comme vocation de donner un punch à l’écriture congolaise locale.
Les soupapes de sécurité
Il est bien dit dans le Règlement Intérieur que tout membre du Comité de Lecture qui enverrait une cotation non conforme à l’esprit de ce document se verra interpellé par la directrice de cette structure pour expliciter ses motivations. Et puis, il est strictement interdit à un membre du Comité de Lecture de communiquer à ses collègues des infos susceptibles d’influencer leurs différentes appréciations des ouvrages à examiner.
En tout cas, les multiples verrous mis sur le cheminement de ce prix sont faits pour rassurer le public que, quelles que soient les appréhensions des uns et des autres, le résultat obtenu est exempt de toute fragrance de favoritisme.
La fiche de lecture
Parmi les plus importants loquets de ce prix, il y a assurément la fiche de lecture, que remplissent les membres du jury. Ce document permet à ceux qui évaluent les œuvres des candidats de s’auto-évaluer également. En effet, en indiquant leurs points de vue sur le fond, la forme, l’orthographe, la ponctuation, les innovations apportées, les motivations, l’impact de l’oeuvre sur la mentalité collective, la vraisemblance, et tant d’autres aspects y exigés, en sus du résumé de chaque œuvre disséquée, ainsi que la mention du passage ayant le plus impressionné le cotateur, ces derniers dévoilent aussi leur capacité à appréhender de la manière la plus adéquate les écrits d’autrui.
Après un pareil exercice, le livre nominé, diagnostiqué en long et en large, du nord au sud, de l’est à l’ouest, du haut en bas, de gauche à droite, fera l’objet d’une appréciation sereine, sous toutes les coutures.

Mandat renouvelable
La présence de tout individu dans le Comité de Lecture est renouvelable à chaque édition. En plus, on ne peut pas dénombrer plus de deux membres fondateurs du collectif Littéraire Bookutani dans le comité de chaque groupe.
Quant aux élus du triumvirat, seule la directrice du projet est sûre de garder son fauteuil à chaque édition, ses deux assesseurs sont toujours connus le moment venu. Cependant, les décisions de cet organe délibératif sont toujours prises collégialement, la voix de la patronne ne devenant prépondérante que pour départager le vote, en cas d’absolue nécessité.
Comment postuler ?
Cette question revient constamment dans la bouche des jeunes turcs de la littérature congolaise. Il est en principe dit que tout auteur congolais, de la diaspora ou de l’intérieur du pays, âgé de 35 ans au plus au moment de la présentation de sa candidature, peut entrer dans les pages Facebook, Instagram, ou X du Collectif Littéraire Bookutani, pour comprendre le moyen de ce faire.
Mais compte tenu des difficultés ressenties dans les milieux où la bonne gestion des réseaux sociaux est souvent hypothétique, le Comité Directeur de Bookutani a rendu large le spectre de dépôt de candidature, en permettant aux postulants d’écrire à ce sujet directement à bookutani@gmail.com.
Ceux dont les candidatures sont retenues seront d’office notifiés par la Directrice du PEEF, leur certifiant leurs participations au concours. Au même moment, un formulaire leur donnant tous les renseignements nécessaires pour concourir leur sera envoyé dans un meilleur délai, par retour du courrier. Et, pour le PEFF 26, le 31 octobre 2025 va marquer la fin du dépôt des candidatures.
Ultime rencontre de mise au point
Pour mettre tout ce qui a été affirmé ci-haut en musique, une rencontre a récemment eu lieu à Congo Loisirs, en face du saut de mouton Assanef, entre Mme Élodie Ngalaka Tshibassu, la directrice du PEFF et les membres du Comité de Lecture aile Kin, dirigé avec une main de fer dans un gant de velours par l’implacable Mme Sylvie Tshibassu Zamundu, la cheftaine de Bookutani/Kinshasa.
Outre la précitée, on compte dans ce groupe Mme Amena Shako, une revenante, M. Antoine Mulenda, qui a remplacé à l’édition passée la doyenne Elisabeth Mweya Tol’ande, Mme Patricia Mandrandele, une nouvelle venue, et M. Jean-Paul Brigode ILOPI Bokanga, le grand manitou de la littérature congolaise, dont le mandat dans ce jury a été renouvelé, eu égard à sa belle et ferme approche de différentes évaluations, en dépit de ses multiples bourlingues sur le fleuve Congo et ses affluents.
Quant à l’équipe de la Belgique, elle compte elle aussi cinq personnes-ressources en son sein, en l’occurrence l’écrivaine belge Fabienne Zutterman, la marraine de la dernière Grande Rentrée littéraire de Kinshasa, déjà présente au comité de lecture du PEFF 24, Mme Martine Bourgeois Dantas Pereira, appellation d’origine contrôlée, elle aussi présente au PEFF 24, M. Elvis Ntambua, le 1er lauréat du PEFF 22, avec son roman Makila, qui avait été aussitôt coopté dans le Comité de Lecture de l’édition suivant celle de son sacre, M. Romeo Matsa, un nouveau venu dans le groupe, qui vit, selon toute vraisemblance entre Bruxelles et Manille, et qui est très actif dans les activités Bookutani/Belgique, ainsi que Mme Aurélie Mboti qui, comme Antoine à Kinshasa, avait remplacé la doyenne du groupe à Bruxelles à la dernière édition. Grâce à sa prestation impeccable, remplie d’enthousiasme juvénile, Aurélie a pu gagner l’estime de ses pairs, au point de voir son mandat être renouvelé pour l’édition qui vient de démarrer son cours. Comme qui dirait : On ne change pas l’équipe qui gagne !
Au fait, à part M.Roméo Matsa, qui a remplacé la directrice dudit programme, laquelle directrice a préféré être pour cette fois-ci au-dessus de la mêlée, en se contentant de son rôle de « juge-présidente » dans la troïka décisionnelle et discrétionnaire, l’équipe PEFF 26 de Belgique est restée la même que celle de l’édition passée, autant que celle de Kinshasa, qui n’a eu que Mme Patricia Mandrandele comme nouveau membre.
Bénévolat mais …
Il est vraiment important de prévenir ceux qui veulent prochainement faire partie du Comité de Lecture du PEFF que ce travail fastidieux et exaltant est bénévole, l’amour de la littérature étant la seule rémunération qu’on peut attendre de ce sacrifice.
Cependant, pour rendre l’organisation de cette activité plus épanouie, il a été recommandé à ses organisateurs de faire un effort pour approcher les sponsors, en vue de diminuer la pression financière au niveau des « amazones » (entendez par là les fondatrices du Collectif Littéraire Bookutani), qui mettent souvent la main dans la poche pour financer les activités de cette structure, ou des partenaires, dont Cîmpe Organic semble être le plus agissant, qui pallient quelquefois à certaines exigences matérielles et financières.
Comme Napoléon Bonaparte, qui savait récompenser « ses collaborateurs » via la Légion d’honneur, créée pour reconnaître les mérites militaires et civils des siens avec des diplômes et des cadeaux, il a été demandé aux décideurs du Prix Émilie-Flore Faignond de mettre en place un système de promotion culturelle des membres du Comité de Lecture, voire des partenaires, en leur attribuant par exemple un diplôme ou un certificat de mérite, et autres signes d’encouragement, à la fin de chaque prestation réussie.
Que le meilleur gagne !
Avec la clôture imminente de la réception des candidatures, les choses sérieuses vont donc devoir commencer, et les regards de tous les amoureux des belles-lettres de deux Congo et de leurs anciennes métropoles, la France et la Belgique, seront tournés vers le Collectif Littéraire Bookutani, jusqu’au jour de la proclamation et de la célébration, simultanément comme d’hab à Bruxelles et à Kinshasa, de la 4eme édition du Prix Emilie-Flore Faignond, dont la marraine se trouve être la célèbre écrivaine belgo-franco-congolo-congolaise surnommée « la dame aux quatre drapeaux », résidant présentement en Belgique.
En pareille circonstance, Média Actualité, qui a été à l’édition passée un partenaire privilégié de cet événement littéraire, ne peut que dire : Que le meilleur gagne !
La Rédaction.-
