Avec l’appui de la CENI, l’ONIP est décidé à fournir aux congolais les cartes d’identité.

DEVELOPPEMENT
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C’est depuis la chute du régime du maréchal Mobutu le 17 mai 1997, que la « Carte Pour Citoyen », de couleur verte, avec les insignes de la République du Zaire, avait été mise hors circuit par les « libérateurs ». A quiconque réclamait une explication, on lui rétorquait gentiment : M’zee atapatiya mungine, ce qui voudrait dire en français : M’zee (LD Kabila, le tombeur de Mobutu) va vous en donner une autre.
Malheureusement pour les populations congolaises, durant tous les régimes ayant succédé à celui de la 2eme République, la population congolaise n’a pas été pourvue en pièce d’identité.

Voilà pourquoi l’Office National de l’identification de la population, Onip, en collaboration avec l’Administration Électorale, voudrait doter les congolais des cartes d’identité nationale.
C’est ce qui a fait l’objet de la descente de
M. Richard ILUNGA NTUMBA, le Directeur Général de cet organisme public, au siège de l’administration Électorale, où il a conféré avec M. Didi MANARA, le deuxième Vice-président de la Ceni. Lors de cette rencontre, il a été question de la relance et de l’évaluation du protocole d’accord signé le 08 juin 2023 entre la Ceni, l’Onip et l’Ines, dans le but de constituer un fichier général de la population, dont chacune des institutions aura à apporter sa part.

Pour Didi MANARA, le deuxième Vice-président de la Ceni, c’est depuis le mois de juin 2023 qu’un accord a été signé entre les trois organismes étatiques précités, pour qu’ils puissent mutualiser leurs efforts, afin de produire un fichier général de la population.
 » Nous venons d’avoir une réunion renouvelée pour relancer les travaux pour que les activités reprennent, là où elles ont été interrompues. Et la Ceni est prête à accompagner l’Onip dans cette entreprise sensible. De ce fait, la Centrale Electorale va fournir à l’Onip toute l’expertise adéquate, c’est-à-dire, son personnel performant, le matériel adéquat, la logistique nécessaire, bref, toutes les compétences idoines pour l’accompagner dans l’exécution de cette mission de très grande portée. Bientôt donc, les choses vont démarrer sur des chapeaux de roues, et c’est à l’Onip de pouvoir prendre à bras le corps cette belle opportunité pour que plus d’un quart de siècle après, les choses puissent aller dans le sens de l’aiguille d’une montre.>>, avait affirmé la 3eme personnalité de la Centrale Electorale Congolaise.

De son côté, M. Richard ILUNGA NTUMBA, le Directeur Général de l’Office National de l’identification de la Population, s’est exprimé en ce termes : << Je voudrais avant tout, officiellement remercier la Ceni pour sa disponibilité à nous accompagner dans la noble mission que le pays nous a confiée. Il est temps pour nous tous congolais d’afficher les bonnes volontés qui convergent vers la réalisation de cette noble mission. On ne peut avoir un pays où les gens n’ont pas de cartes d’identité. Pour l’Onip, venir vers la Ceni, c’est venir vers l’expertise dans laquelle l’État a déjà investi. Nous y avons trouvé beaucoup d’experts, ainsi que le matériel nécessaire pour la réalisation de notre tâche. Grâce à cette collaboration, nous allons accélérer le processus des opérations. Ainsi, l’onip est heureux de trouver une Ceni prête à l’accompagner dans cette tâche. Nous allons donc en profiter pour aller jusqu’au bout, et bientôt, nous serons capables de donner des cartes d’identité, et aussi, prêts à constituer un fichier général de la population en RDC. Je le répète à qui veut l’entendre : l’expertise pour réaliser l’identification de la population existe dans notre pays, la Ceni l’a démontré à 4 reprises, à démontré que ce n’est pas sorcier ; je crois s’il y a quelque chose qu’on ne peut pas reprocher à la Ceni, c’est la réalisation d’identification des électeurs, qui se fait par l’enrôlement. Il faut dire que près de 43 millions de congolais sont déjà identifiés. Cela constitue une très grande base de données; il suffit de compléter ce nombre avec celui des élèves, pour atteindre déjà 70 % ou 80 % de la population. Et puis, nous avons une méthode déjà mise en place, celle d’identification par Stratification, que nous allons présenter dans quelques jours à la nation, afin qu’elle comprenne comment nous allons travailler, pour qu’elle sache comment nous allons avancer, mais aussi rassurer la population congolaise, qui devient de plus en plus impatiente>>.

Si on tient compte de la fougue qui anime les responsables de ces deux institutions, on peut aisément affirmer que, grâce à sa coopération avec la Centrale Électorale, l’Office National de l’identification de la population est vraiment déterminée à doter la population congolaise des cartes d’identité, 27 ans après sa disparition. On croise les doigts !

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