
C’est une première au ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat. La célébration du mois de la femme n’a jamais été un moment solennel entre les femmes de ce portefeuille et leur autorité de tutelle. Marie Nyange Ndambo a su briser cette glace ce lundi 30 mars 2026, en réunissant pour la toute première fois, les femmes de ce ministère.

Elle voulait absolument être en contact avec les « mamans » de l’environnement pour marquer la clôture du mois de mars dédié aux droits de la femme.
A en croire Marie Nyange Ndambo, ce mois a permis de mettre en lumière les défis, les aspirations des femmes et leurs contributions dans la société.
« C’était donc un moment de réflexion et d’engagement … » a-t-elle affirmé.
La patronne du MEDD-NEC a subdivisé son discours d’appel en engagement collectif en 4 axes entre autres, le leadership du Président de la République comme champion de la masculinité positive ; la nécessité de créer et de renforcer le lien de collaboration entre les femmes et les hommes du MEDD-NEC ; et la connaissance des problèmes professionnels et des droits des femmes auxquels elle et son équipe compte répondre à travers les réformes en cours ; ainsi que les rôles essentiels des femmes dans la protections de l’environnement, le reboisement et l’agroforesterie durable.
En ce qui concerne le premier axe, cette vision du Président de la République est une orientation politique et morale. Cela consiste, explique Marie Nyange Ndambo, à promouvoir une société où les hommes deviennent des alliés et des partenaires dans la lutte, l’égalité et l’épanouissement des femmes.

Quant au deuxième axe, la ministre Nyange Ndambo est convaincue que les reformes en cours en RDC ne peuvent réussir que si elles s’appuient sur une synergie réelle entre les femmes et les hommes. Pour elle, les femmes apportent des compétences, des perspectives et des énergies indispensables.
« En reconnaissant et en valorisant cette construction, les hommes participent à bâtir une société plus juste et plus prospère. C’est donc ensemble que nous devons construire l’avenir de notre pays » a-t-elle affirmée.
Reconnaissant que les femmes rencontrent des problèmes professionnels, le troisième axe a détaillé les contraintes auxquelles les femmes sont butées, notamment des problèmes liés à l’accès limités aux postes de responsabilité, la discrimination persistante, l’obstacle à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.

Occasion ici pour la ministre de rassurer les femme de son ministère: « Nous savons que vos droits sont parfois ignorés et bafoués, mais nous affirmons aujourd’hui que ces défis ne resterons plus lettre morte… des réformes intentionnelles et sectorielles en cours intègrent déjà des réponses aux problèmes ».
Avant de clore son discours, le numéro 1 du MEDD-NEC a également annoncé des mécanismes de protection et de promotion des droits des femmes au travail ; les dispositifs de formation et de renforcement des capacités, ainsi que des mesures pour garantir l’égalité salariale et l’accès équitable aux opportunités, avant d’insister sur un domaine vital : la protection de nos forêts, le reboisement et l’agroforesterie durable.

La patronne de l’administration du MEDD-NEC, Pascaline Mbangu KIKUMBI ,quant à elle, s’est appesantie sur le thème national de la journée internationale de la femme « droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles en RDC ».

Pour cette dame de fer, garantir les droits, c’est construire les socles de béton sur lequel l’ambition féminine peut se renouveler sans craindre de s’effondrer. L’autonomisation ne doit pas être comme un feu de paille. Une femme autonome vaut un millier de femmes libres.
La clôture du mois de la femme au MEDD a laissé certainement une emprunte indélébile dans le chef des femmes de ce ministère et a redonner espoir à celles qui commencent déjà à se décourager, car leurs voix n’étaient pas pris en compte.
Avec les trois personnalités femmes qui occupent les hautes fonctions, les dames du MEDD-NEC peuvent encore rêver d’un avenir prometteur.
Belinda Idiakamba
