Au beau milieu de la matinée du jeudi 16 octobre 2025, la toile s’était enflammée avec des informations faisant état d’un braquage cavalier de l’agence de la Rawbank, située à la Place Victoire, à Kinshasa, la capitale de la RDC. Avec la diabolisation que connaissent actuellement les réseaux sociaux, une grande frange d’ internautes voulaient qualifier cette information de Fake news, jusqu’au moment où Charly Luboya, le bourgmestre de la commune de Kalamu, qui a ses bureaux à quelques encablures de là, avait confirmé cette information abracadabrante.D’après le n°1 de cette entité communale très mouvementée, un groupe de malfrats s’était introduit dans les installations de l’agence précitée en vue d’y opérer un hold-up, en prenant en otage plusieurs agents et clients.

Grâce à l’intervention rapide et méticuleuse des éléments de la Police Nationale Congolaise et celle de l’armée, qui ont aussitôt déclenché des échanges de tirs avec les criminels, qui ont fini par faire marche arrière.
Les criminels ont dû faire marche arrière.En effet, en dépit du fait que la plupart de ces hors-la-loi ont pu prendre la tangente, les éléments de la sécurité ont pu mettre la main sur quelques suspects, notamment un quidam habillé en chef coutumier, chez qui on aurait trouvé un arsenal d’armes de combat, camouflés sous ses habits de roitelet.A en croire les témoins de ce fâcheux événement, une forte tension avait été toute la journée perceptible dans la zone de turbulence visée par les brigands, provoquant ainsi la paralysie du trafic et du commerce.

Toutefois, d’après des informations en notre possession, ces faits répréhensibles s’étaient passés de la manière ci-dessous relatée.
Aux environs de 9 h 00, des hommes armés vont pénétrer sans crier gare dans l’agence de la Rawbank, à la « Place Victoire ». Pendant qu’ils étaient en train d’opérer leurs sales besognes , un véhicule (Van) de la police nationale passera par là, dans le cadre de sa ronde de routine pour le maintien de l’ordre public. Il était 9 h 30 lorsque les guetteurs externes de la bande mafieuse, se croyant repérés, vont ouvrir le feu sur les patrouilleurs de la police nationale.
L’unité de la police militaire (PM) chargée de la sécurité tous azimuts au rond-point Victoire va aussitôt répondre aux tirs des assaillants, qui vont tenter de rejoindre leurs véhicule et moto, pour tenter de s’enfuir, hélas sans succès, les pneus de leur engin roulant ayant été par les tirs des forces de sécurité.
Ces derniers essayeront alors d’arraisonner un véhicule en stationnement devant la banque, mais en vain. Ainsi, les bandits n’auront d’autres issues que celle d’aller se cacher à l’intérieur de l’édifice bancaire. Aussitôt, un cafouillage indescriptible va secouer le périmètre perturbé jusqu’aux environs de 10 h 00.
À l’intérieur de la banque, les assaillants avaient pris l’option de se servir des employés et des clients de la banque comme leurs boucliers humains. Après l’intensification des tirs, les forces spéciales de la police vont entrer en lice, en bouclant le lieu des affrontements, et en se déployant sur le toit de l’immeuble. Le ouf de soulagement est venu vers 11 h 00, avec la libération des otages, tandis que l’assaut final sera lancé à 12 h 00, à coups de grenades lacrymogènes.


A 15 h, nonobstant un minutieux ratissage, seulement deux assaillants, dont une femme, avaient été arrêtés par la police nationale congolaise, les quatre autres bandits ayant disparu dans la nature. Toutefois, aucun blessé, ni pertes en vies humaines n’avaient été déplorés dans le chef du personnel et de la clientèle de la Rawbank, rapporte un communiqué de cette entreprise bancaire, qui a remercié l’ensemble des forces de sécurité pour sa célérité dans la réplique et son admirable professionnalisme, sans oublier la population civile, pour son calme, sa vigilance et sa coopération.
Il y a lieu de signaler ici l’encourageante présence de Mme Eugénie Tshiela Kamba, la vice-ministre de l’intérieur, dont d’aucuns ont surnommé « La dame de fer », au lieu des opérations. Selon cette femme d’Etat, tant que la police nationale congolaise et la population civile travailleront en symbiose, des velléités outrecuidantes des bandits urbains n’auront plus droit de cité.
Jean-Paul ILOPI Bokanga/Directeur de rédaction
